Interview – Sylvie Tellier : « Miss France, c’est une bouffée d’oxygène »

Sylvie Tellier, Alicia Ayliès et Iris Mittenaere (Miss France 2016), lors de l’élection de Miss France 2017
(c) David Nivière – SIPAPRESS

 
 
 

« Miss France 2018 est… » Le 16 décembre prochain, en direct sur TF1, et depuis Châteauroux, ce sera la fin du suspens. 30 nouvelles candidates tenteront alors de conquérir la couronne de la plus belle femme du pays, et ainsi succéder à Alicia Aylies. Pour vous, celle qui a succédé à Geneviève de Fontenay en 2010, a accepté de nous raconter sa passion « Miss France ».

Propos recueillis par Grégory Ardois-Remaud

 
 
 

L’élection de Miss France 2018 aura lieu dans quelques jours. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce qui va se passer durant cette soirée ?

Il va y avoir plein de surprises et de nouveautés, mais je ne peux rien divulguer jusqu’au grand soir ! (rires) C’est une émission où il faut constamment surprendre les téléspectateurs. Mais, on a une chance fantastique, le show est fait par les candidates qui changent tous les ans. Chaque année on a 30 nouveaux physiques, mais aussi 30 nouvelles personnalités et 30 histoires. C’est ce qui fait la force de ce rendez-vous…

 

Geneviève de Fontenay a quitté la société Miss France en 2010. On a la sensation qu’il y a eu un dépoussiérage de la cérémonie à ce moment-là…

Je suis arrivée chez Miss France en 2005 et je pense que le dépoussiérage a commencé à ce moment-là. On a eu une volonté de moderniser l’émission tout en gardant les valeurs de Geneviève, que je partage, c’est-à-dire des valeurs d’élégance, sans vulgarité, avec des jeunes femmes différentes de l’univers du mannequinat. Je pense que les gens qui regardent Miss France à la fin de l’année ont envie de voir un beau spectacle, d’avoir des étoiles dans les yeux. On est dans un contexte économique qui peut être lourd. Miss France, c’est une bouffée d’oxygène.

 
 
 

« Vous allez avoir du mal à les départager  »

 
 
 

Vous la voyez toujours aujourd’hui ?

Bien sûr, je déjeune régulièrement avec elle. Elle continue à regarder les élections et puis elle m’appelle pour me faire son debrief. Parfois, lors de débats internes, mes équipes me disent « arrête, on dirait Geneviève». J’ai gardé ses valeurs car elle a raison. On n’était pas d’accord sur certains points, mais elle avait réellement compris ce que les Français attendent d’une Miss France.

 

Revenons à l’élection ! Comment vous définiriez cette nouvelle « promo » ?

Vous allez avoir du mal à les départager ! (rires) Cette année la promo est très hétéroclite physiquement et dans leurs personnalités. Elles sont à l’image de la jeunesse française. Les téléspectateurs vont pouvoir se retrouver dans cette élection. Ils vont y voir une copine, une voisine, une cousine, et c’est ça en fait la promesse de l’émission : c’est the girl next door, qui devient Miss France, et qui d’un coup emprunte un tremplin exceptionnel. En tout cas, je vous mets au défi de trouver les 5 finalistes …

 
 
 

Sylvie Tellier, en compagnie de Miss Univers 2017, Iris Mittenaere, également Miss France 2016.
 
 
 

Et vous, justement est-ce que vous avez une favorite ?

Ce matin encore, j’étais au bureau devant mon mur de photos, et je me suis dit que si je devais choisir les 5 je serais bien embêtée ! C’est difficile, car on les voit d’abord sur papier glacé, puis en interview et, finalement on change d’avis. Cette année ça va être vraiment compliqué!

 

Quel est votre regard sur l’année de règne d’Alicia Aylies, Miss France 2017 ?

Alicia c’est mon bébé ! Elle avait tout juste 18 ans quand elle a été élue. Je ne vous dis pas que les débuts n’ont pas été difficiles. Elle venait d’une petite ville près de Cayenne [en Guyane]. À 18 ans, être propulsée dans l’univers Miss France, c’est extrêmement perturbant. Et puis, elle succédait à Iris [Mittenaere] qui a été élue Miss Univers. C’est une pression supplémentaire. Au final, je peux vous dire que la jeune fille que vous verrez le soir de l’élection n’est pas du tout la même que celle de décembre l’année dernière.

 
 
 

« J’ai réussi à créer la famille Miss France. C’est une chose dont je suis fière »

 
 
 

Vous avez été élue Miss France 2002. Qu’est-ce qui vous avait poussé à vous présenter ?

Je suis une touche à tout et une grande curieuse. Je préparais le concours d’avocat, et je me suis présentée à Miss Pays de Loire où je suis arrivée deuxième. Quand 5 ans après j’ai passé ma maîtrise de droit à Lyon, je me suis inscrite en cachette à la finale de Miss Lyon pour ne pas avoir de regret. Et j’ai été élue à ma grande surprise. J’avais l’impression d’être tellement atypique. Les filles étaient très grandes, elles faisaient des études d’audiovisuel… Moi avec mes études de droit on se demandait ce que je venais faire là. Mais ce n’est pas parce que je faisais du droit que je n’avais pas envie de mettre des robes de princesse et voyager. Quand ils ont appelé mon nom, je n’y croyais pas du tout, mais je pensais surtout à ma mère ! C’est le plus beau cadeau que je lui ai fait de sa vie. Je suis retournée à Lyon pensant reprendre mes études, puis finalement Endemol me passe un coup de fil en 2005. Ils m’ont dit qu’ils voulaient donner un nouveau souffle à la société Miss France. J’ai dit Banco !

 

Justement, c’est quoi la patte « Sylvie Tellier » au sein de la société Miss France ?

C’est un peu prétentieux, car on est une équipe avant tout, mais il me semble que j’ai réussi à créer la famille Miss France. C’est une chose dont je suis fière. Avant, les Miss se succédaient, sans aucun contact entre elles.

 
 
 

Sylvie Tellier a été élue Miss France 2002, sous l’étiquette Miss Lyon. Elle succèda à Elodie Gossuin.
(c) Christian Lutz -AP/SIPA

 
 
 

Que répondez-vous aux gens qui jugent que l’élection véhicule une image dévalorisante de la femme?

Je dis à ces gens d’allumer leur télévision, de regarder deux ou trois interviews d’Iris Mittenaere, notamment celle au sujet des migrants, de regarder le parcours de Marine L’Orphelin qui est en 6e année de médecine. Elles sont belles oui, elles mais aussi intelligentes. 

 

Avec l’affaire Weinstein, la parole des femmes se libère. Est-ce que Miss France peut être une élection féministe ?

On est surtout dans un concours de beauté… Mais, j’ai quelques copines féministes qui regardent l’émission et qui pensent que c’est une opportunité pour les femmes de prendre la parole. Regardez ce qui s’est passé au Pérou [à l’élection Miss Pérou, le 29 octobre dernier]. Les filles se sont servi de la cérémonie pour dénoncer les violences faites aux femmes. Ça a fait le tour du monde…

 
 
 

« Les Miss France, je me sens proche d’elles car j’ai connu leurs émotions  »

 
 
 

Depuis votre arrivée au comité, quelle Miss France vous a particulièrement marquée ?

Elles me marquent toutes à leur manière, pour diverses raisons. Alexandra Rosenfeld arrivait d’un petit village près de Béziers, elle avait 18 ans et elle n’avait jamais vécu seule. Mon rôle en tant que Madame Miss France, c’est autant de développer la marque que d’aider ces jeunes femmes qui viennent d’être élues. Marine L’Orphelin m’a excessivement marquée aussi par sa détermination à vouloir reprendre ses études de médecin. Elle a déjà refusé des contrats d’égérie ou des prestations très bien payées, car ce n’est pas sa priorité. Iris m’a également beaucoup marquée. Quand elle a été élue, je lui ai demandé quel était son rêve. Certaines me disent qu’elles veulent aller à Hawaï, d’autres rencontrer Lenny Kravitz… et Iris m’a répondu « j’ai toujours rêvé de participer à Miss Univers ». Elle était celle que j’attendais… Elles sont toutes hyperattachantes. Je me sens proche d’elles car j’ai connu toutes leurs émotions…

 
 
 

Miss France, c’est aussi une jolie bande d’amies !
Avec Camille Cerf, Marine Lorphelin, Iris Mittenaere, Sylvie Tellier, et Flore Coquerel

 
 
 

Quel serait le portrait-robot de la Miss France idéale ?

Il faudrait mélanger toutes les anciennes Miss France pour ça. Je prendrais la gentillesse de Flora Coquerel, la beauté de Marine L’Orphelin, l’énergie et la détermination d’Iris Mittenaere, la positivité de Laury Thileman, les yeux de Malika Ménard, l’esprit de compétition d’Alexandra Rosenfeld, l’humour de Camille Cerf, le magnétisme de Delphine Wespieser, la simplicité de Chloé Mortaud, et la poitrine de Rachel Legrain-Trapani… (rires)

 
 
 

Élection de Miss France 2018

Samedi 16 décembre à 20 h 55 sur TF1
 
 
 

Grégory Ardois-Remaud
Grégory Ardois-Remaud

Rédacteur en chef au sein de la rédaction de Garçon Magazine depuis 2016, mais également animateur radio depuis 2014, je vous propose, avec ce blog, de partir à la rencontre d’une actualité diverse et sortant des sentiers battus. Politique, société, culture ou médias, plus aucune info ne pourra désormais vous échapper, pour enfin briller en société.

Aucun commentaire pour le moment

Laisser une réponse

Votre mail ne sera pas publié

Mon rêve ? Travailler avec un chat au bureau

 

Rédacteur en chef adjoint au sein de la rédaction de Garçon Magazine depuis 2016, mais également animateur radio depuis 2014, je vous propose, avec ce blog, de partir à la rencontre d’une actualité diverse et sortant des sentiers battus. Politique, société, culture ou médias, plus aucune info ne pourra désormais vous échapper, pour enfin briller en société.

SUIVEZ-MOI SUR

Mon livre coup de ❤ du moment