Le Mardi à Monoprix : Le monologue à ne pas louper !

En plus de ce monologue, Sébastien Harquet est à l’affiche de la création collective Sex’Y avec l’académie de l’Opéra de Paris sous la direction
de Marie-Eve Signeyrole.

 

 

Soulevant bon nombre de questions, éminemment philosophiques, la pièce signée Emmanuel Darley à la comédie Nation jusqu’au 16 février, donne tout autant de réponses actuelles, violentes et intransigeantes. À travers l’intimité d’un homme, dont on est amené à écouter les derniers mots, ce sont tous les spectateurs qui sont poussés à réfléchir sur leurs certitudes ou leur capacité d’ouverture à l’Autre. Captivant.

Par Grégory Ardois-Remaud

 

 

Mise en scène par Florian Pâque et interprétée par Sébastien Harquet, la pièce de la compagnie du Théâtre de l’Éclat subjugue autant qu’elle bouleverse, à une époque où la question de l’identité sexuelle est repensée. Écrite autour du monologue de Marie-Pierre,
le public est autant spectateur qu’acteur, tant il semble y avoir un lien entre les deux tout au long de la pièce. Et c’est là la plus grande force du Mardi à Monoprix : le lien puissant entre Marie-Pierre et son public, un lien ininterrompu du début à la fin, comme
une sorte d’amitié rassurante, qui épouse les rires et les larmes, qui entend les détresses et qui partage les colères et combats.

Dans une scénographie sobre laissant la part belle à la langue et à son style syncopé, le comédien oscille entre la sincérité et la noble simplicité du témoignage d’un homme qui avait envie d’être une femme, d’un homme qui luttait car il voulait vivre sa vie
sans contrainte, libre, épanouie et heureuse.

 

 

Un texte pur, la grâce d’un comédien, une mise en scène épurée pour un spectacle subjuguant.

 

 

Si la mise en scène et le jeu du comédien [Sébastien Harquet a notamment triomphé dans une reprise du Journal vidéo de JeanLuc Lagarce] participent grandement à la beauté du moment, la pureté et la justesse du texte nous embarquent dans une histoire éminemment violente du quotidien.

 

 

 

Florian Pâque est le metteur en scène qui monte. Son dernier spectacle, Avec le paradis au bout, a reçu le prix de la meilleure création à la cérémonie des Jacques 2017.

 

Du 9 janvier au 16 février à la Comédie Nation
Réservations : 0148055244
www.theatredeleclat.com

 

Le pitch ?

Depuis quelque temps, chaque mardi, Marie-Pierre vient s’occuper de son père. Elle passe la journée avec lui. Elle lui fait son ménage, son repassage. Ils causent un peu, de tout, de rien. Elle est belle, Marie-Pierre. On ne voit qu’elle. Tous les yeux sont tournés vers elle quand elle fait les courses avec son père, le mardi matin. Avant, il y a de ça longtemps, Marie-Pierre s’appelait Jean-Pierre…

 

 

Grégory Ardois-Remaud
Grégory Ardois-Remaud

Rédacteur en chef au sein de la rédaction de Garçon Magazine depuis 2016, mais également animateur radio depuis 2014, je vous propose, avec ce blog, de partir à la rencontre d’une actualité diverse et sortant des sentiers battus. Politique, société, culture ou médias, plus aucune info ne pourra désormais vous échapper, pour enfin briller en société.

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